Nous sommes le
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Ti Madinina a quelque chose d’une étoile montante. Membre du Nou Ka Ri Comedy Club, il a su, au fil des années, faire grandir une communauté qui trouve auprès de lui un sourire, un peu de réconfort et cette légèreté qui fait du bien.

Présent sur les réseaux sociaux depuis une quinzaine d’années, il commence sur Instagram, puis poursuit sur Facebook. Les premiers retours sont encourageants. On lui conseille alors de se tourner vers un support plus vivant, à l’image de son travail. Il se lance sur TikTok, et là, quelque chose prend. Les messages d’encouragement se multiplient et ses vidéos trouvent leur public.

Pour le petit garçon qu’il était, souvent moqué, cette aventure a quelque chose d’une revanche. Au fond de lui, il sait qu’il est capable et veut le prouver. Il y a de la colère, bien sûr, mais aussi beaucoup de foi et d’amour à prendre. Au fil des vidéos, cette colère s’apaise et laisse place à autre chose. Il prend confiance, cultive sa curiosité, apprend, se structure et affine son travail qui, comme un bon vin, se bonifie avec le temps.

Montage vidéo, écriture, rencontres : il explore, expérimente et découvre de nouveaux horizons. Sa curiosité semble sans cesse ouvrir une porte sur la suivante. Peu à peu, Ti Madinina devient ce rendez-vous qui fait du bien, un réconfort après une journée difficile, une présence légère dans les périodes compliquées, une petite parenthèse qui aide à relâcher la pression. Ses vidéos font rire, et ce rire-là a quelque chose de précieux.

C’est d’abord Boby Production qui le repère, avant qu’il ne rejoigne le Nou Ka Ri Comedy Club. Une nouvelle étape s’ouvre alors à lui. Après avoir découvert les possibilités de l’écriture, il découvre les lumières de la scène. Son travail trouve un nouvel espace d’expression et il rencontre un public qui l’accueille, l’encourage et l’accompagne.

Les relations aussi évoluent. Là où il a connu les moqueries, il trouve désormais des amis, des soutiens et des personnes auprès desquelles il peut apprendre. À l’écoute, il accueille les défis et se prête à de nouvelles expériences qui le font progresser, entre écriture et improvisation.

Ti Madinina continue de tracer sa route. La reconnaissance qu’il reçoit accompagne son parcours et se prolonge dans ce qu’il transmet à son tour. Le petit garçon moqué a grandi. L’homme d’aujourd’hui a trouvé sa manière bien à lui de faire du bien autour de lui : offrir un sourire, quelques minutes pour souffler, une parenthèse pour relâcher la pression, un rire qui allège le quotidien, mais aussi un peu de lumière pour ceux qui peuvent se sentir seuls dans l’ombre.

Retrouvez Ti Madinina sur les réseaux et rejoignez la communauté ! 

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Autour d’une fusée, des femmes et des hommes venus de différents horizons travaillent à un même projet. Chacun possède son rôle, son expertise, sa place dans cette mécanique où tout doit fonctionner ensemble.

Pascal évolue dans cet univers. Une sorte de chef d’orchestre, qui veille à l’ensemble, comprend le rôle de chacun et coordonne les petites mains de l’ombre. Celles qui, sans être sous les projecteurs, donnent vie à l’extraordinaire.

Ce goût pour l’ombre ne date pas d’hier.

Enfant, Pascal est plutôt discret. Lorsqu’il se sent en confiance, il s’exprime davantage, plaisante, fait le clown. L’humour lui permet de détendre l’atmosphère, mais aussi de gérer son propre stress, de détourner un peu l’attention de lui. Derrière les petites boutades, il y a cette réserve qu’il a toujours conservée, et cette envie de choisir son environnement plutôt que de simplement le subir.

C’est une manière d’être qui va, sans qu’il le sache encore, guider une bonne partie de son parcours.

De la scène à la console

L’histoire commence au lycée, avec une guitare.

Il se découvre certaines facilités et se prend au jeu. La musique était pourtant déjà entrée dans sa vie par le piano, que ses parents lui avaient imposés. Une expérience vécue alors comme une contrainte, mais dont il gardera finalement quelque chose. Où qu’il aille, il y aura toujours un piano autour de lui.

Puis vient la scène.

Il joue de la guitare, puis chante. Il découvre le plaisir de jouer devant un public, mais la scène est une révélation à double tranchant.

Il aime y être, mais vit difficilement cette mise en lumière. Le stress est intense, les émotions aussi.

En parallèle, dans le groupe, il est déjà celui qui s’occupe de la technique. Le premier arrivé, celui qui installe, prépare, vérifie.

Il aime monter, construire, comprendre comment les choses fonctionnent. Une appétence qui trouve aussi un prolongement dans ses études, où il développe une vision plus large de la mécanique et de l’électronique.

Peu à peu, il glisse dans l’ombre.

Là où il peut retrouver l’intensité de la scène sans être sous les projecteurs.

Il investit dans du matériel. Il construit son expérience au fil des concerts, des erreurs et des rencontres.Derrière la console, Pascal trouve une place qui lui correspond.

Il peut être au cœur de la musique sans avoir besoin d’être au centre de la scène.

Le son, c’est une question d’écoute. Chaque instrument raconte quelque chose. Chaque musicien apporte une couleur, une énergie, une manière de jouer.

Il faut comprendre une musique, ses codes, son univers. Savoir passer d’un artiste à l’autre…

article proposé par cdo
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Dans ce conte en créole guyanais, le récit biblique prend les mots, le rythme et les images de notre tradition orale.

Une histoire connue, racontée autrement.

Ou miti ou mitiba.

Tiyou !

Faïdéba ?

Gadou, Bon Guié boni…

article proposé par La rédaction
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Les « bakes », également connus sous le nom de bokits selon les territoires, font partie des préparations populaires de la cuisine caribéenne. Simples et généreux, ils ont longtemps constitué une nourriture accessible et nourrissante.

Selon les îles et les traditions familiales, leur préparation et leur forme peuvent varier. Frits ou cuits, nature ou garnis, les bakes se dégustent à tout moment de la journée et séduisent aussi bien les petits que les grands.

Ingrédients

  • 400 g de farine

  • 1 sachet de levure de boulanger déshydratée ou 20 g de levure fraîche

  • 1 c. à soupe de margarine ramollie ou de saindoux

  • 20 cl d’eau tiède

  • 6 g de sel

Préparation

  1. Dans un saladier, délayer la levure dans un peu d’eau tiède. Laisser reposer pendant 5 minutes.

  2. Ajouter la farine, la margarine et le sel.

  3. Verser progressivement le reste de l’eau jusqu’à obtenir une pâte souple et homogène.

  4. Pétrir la pâte pendant environ 5 minutes. Couvrir d’un torchon propre et laisser lever pendant 2 heures, dans un endroit tiède.

  5. Lorsque la pâte a doublé de volume, la dégazer puis la diviser en 6 parts égales.

  6. Former des boules et les étaler légèrement au rouleau à pâtisserie, sans trop les aplatir.

  7. Faire chauffer un bain d’huile à feu moyen.

  8. Plonger les bokits dans l’huile et les faire frire environ 5 minutes, en les retournant régulièrement afin d’obtenir une cuisson homogène.

  9. Égoutter sur du papier absorbant.

  10. Une fois légèrement refroidis, ouvrir les bokits dans le sens de l’épaisseur et les garnir selon vos envies : crudités, chiquetaille de morue, poulet, jambon-fromage, etc.

Conseils

  • Soyez aussi précis que possible dans les quantités indiquées.

  • L’eau doit être juste tiède, et non chaude.

  • Utilisez bien de la levure de boulanger, et non de la levure chimique.

  • Incorporez l’eau progressivement afin de maîtriser la consistance de…

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Des trésors enfouis quelque part dans la terre guyanaise. Des fortunes oubliées, des lieux gardés secrets et, parfois, des morts chargés de veiller sur l’or.

Depuis des générations, ces histoires nourrissent l’imaginaire autour des richesses perdues de la Guyane. Parmi les personnages auxquels la tradition prête de tels trésors, les Jésuites occupent une place particulière.

Mais que racontent réellement ces légendes ? Et surtout, que se passe-t-il lorsque quelqu’un croit enfin avoir trouvé l’endroit où dort le trésor ?

Auxence Contout rapporte ici l’une de ces histoires, où l’or ne se laisse pas toujours prendre aussi facilement qu’on pourrait le croire.

La Montagne d’Argent a-t-elle été ainsi appelée en raison du reflet argenté des nombreuses feuilles de bois canon qui peuplent cette région ou plutôt du fait que les Jésuites y ont enseveli plusieurs trésors que l’on rêve un jour d’exhumer ?

Car pour déterrer ces richesses fabuleuses, il faut connaître le sésame qui leur donne le visa de sortie de leur trou.

Su…

article proposé par La rédaction
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Couper le zeste de 1 citron en lamelle et le mettre dans une casserole avec le jus du citron e la même quantité d'au.
Amener à ébullition, puis laisser infuser hors du feu une dizaine de minutes.
Filtrer et verser le liquide dans un flacon vaporisateur.
Vaporiser votre animal avec cette préparation, en prenant soin de soulever les poils.

Ce traitement a l'avantage d'éliminer aussi les mauvaises odeurs qui se dégagent parfois du pelage des chiens

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Extraverti, Joseph Keysha, dit Smiley, est de ceux qui vont facilement vers les autres. Échanger, plaisanter, partager et surtout faire rire : le lien avec les autres occupe une place importante.

C’est aussi ce qui va naturellement le conduire vers la scène.

Jeune humoriste stand-up, il fait ses premiers pas au lycée, lors d’un tremplin organisé par Nou Ka Ri, encouragé par ses amis à tenter l’expérience.

Là, c’est la révélation. Il découvre un autre rapport au rire, celui qui naît avec un public qu’il ne connaît pas. Jusqu’alors, il plaisantait surtout avec ses amis, ceux de son âge, ceux qui partagent son quotidien et ses références. Sur scène, le cadre change : face à lui, il y a aussi des adultes, parfois bien plus âgés que lui.

Et pourtant, il les fait rire. L’humour devient alors un pont intergénérationnel, un espace où les différences d’âge s’effacent le temps d’un sketch.

Trois minutes deviennent cinq, puis huit… Ce qui n’était au départ qu’une curiosité devient un véritable plaisir. Au fil des passages, l’envie de poursuivre grandit et il commence à envisager cette aventure plus sérieusement.

Son humour se construit entre écriture et improvisation. Il aime taquiner, faire mouche, mais avec bienveillance. Un humour qui peut piquer, sans chercher à blesser.

Mais derrière le plaisir de la scène, il y a surtout un jeune pour qui l’écriture occupe une place particulière.

Ses premiers amours vont davantage vers la réalisation et le montage de vidéos. Sur sa chaîne YouTube, il explore différents rôles, tour à tour auteur, réalisateur, monteur, producteur et acteur. Il y évoque, à sa manière, le quotidien d’un jeune de son époque.

De la scène à la réalisation, entre créer et partager, l’écriture reste ainsi le fil conducteur de son univers. À travers ses expériences…

article proposé par cdo
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Le Stalking

Le stalking, ou harcèlement en ligne, est le fait de suivre ou de harceler de manière obsessionnelle une personne sur internet, souvent dans le but de lui nuire ou de la menacer.

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Connu sous le pseudonyme « Michael Jackson Guyanais », Rolando Chrétien ne se résume pourtant pas à la scène. Entre fresques murales, portraits et gravures sur verre, l’artiste saint-laurentais explore depuis longtemps différentes façons de créer.
Au détour du château d’eau des Acacias, à Saint-Laurent-du-Maroni, vous avez peut-être déjà aperçu l’une de ses fresques sans savoir qui se cache derrière.
Découvrez le portrait de ce Guyanais haut en couleur.

Déjà depuis son plus jeune âge, Rolando est un enfant des arts qui s'exprime avec ses mains, son corps : bouger, animer, faire le show pour ensoleiller son entourage. Mais de telles aspirations ne sont pas dans les mœurs de l’époque, alors il chante et danse en cachette, dessine entre deux pages et s'oriente vers la comptabilité. S'il satisfait les aspirations de ses parents, il ne s'épanouit pas. Puis un jour, John Travolta et la fièvre du samedi soir débarquent dans sa vie, c'est la révélation : Grease, les Bee Gees, son univers est là. Il débutera sur scène en reprenant Guyane Aimé en live avec Léon Bertrand, il fera partie des orchestres « Les Difficiles » puis « Les Rapaces », mais sa destinée prendra forme sous les traits de Michael Jackson avec un premier live à Kourou en reprenant Billie Jean. Il danse et chante, il n'est pas qu'un simple sosie qui mime Michael Jackson. Les représentations s'enchaînent, le succès est au rendez-vous ; on le reconnaît, on l'accoste au point d'envahir sa vie de famille. Alors, au bout de quelques années, il fait le choix de se recentrer sur sa famille par amour pour ses enfants. Le Michael Jackson Saint-Laurentais quitte les lumières de la scène pour regagner la chaleur de son foyer, pour le plus grand plaisir de ses filles. Il s'expose avec la plus jeune sur les réseaux sociaux, avec qui il partage humour et passion. Rolando aurait pu s'arrêter là, mais Rolando est un artiste hyperactif, titillé par la curiosité. Il observe et se lance. Calligraphie, dessin de portraits en noir et blanc, fresque murale, création de coussins en forme de la Guyane, pyrogravure sur bois ou sur verre… Autodidacte, il teste en cherchant perpétuellement à se dépasser. Il crée, sans savoir où cela va le mener, mais le seul moyen de le savoir, c'est d'y aller. Alors il suit son inspiration et crée sa signature : Iluvu Iluvu, c’est la passion de créer à partir de rien, de communiquer l’amour à travers ses œuvres et de transmettre son savoir... L’art qui s’exprime, l’art de croire en soi.

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Tu ouvres les yeux. Tu es réveillé, mais impossible de bouger. Ta poitrine semble écrasée. Et dans le noir, tu sens une présence.

Aujourd’hui, on appelle cela la paralysie du sommeil.
Mais avant que la science lui donne un nom, chaque culture avait déjà trouvé le sien.

Aux Antilles, il y a le dorlis. Au Brésil, la Pisadeira. Au Japon, le kanashibari. En Scandinavie, la Mara.

Des noms différents pour des histoires étonnamment proches : un dormeur conscient, prisonnier de son propre corps, et cette sensation terrifiante que quelqu’un — ou quelque chose — est là.

Au Brésil, la Pisadeira est une vieille femme qui, selon la légende, rôde sur les toits avant de venir peser sur la poitrine des dormeurs. Dans certaines versions, elle s’en prend particulièrement à ceux qui se sont couchés après avoir beaucoup mangé.

Aux Antilles, le dorlis appartient à ces figures nocturnes capables de venir troubler le sommeil. En Guadeloupe, on retrouve aussi l’homme-bâton, une autre figure associée aux manifestations de la nuit.

Au Japon, le kanashibari raconte cette même sensation d’immobilité : le corps comme ligoté, alors que l’esprit est déjà réveillé.

Et ailleurs, ce sont des esprits, des sorcières ou des démons qui viennent expliquer cette étrange rencontre entre le sommeil et l’éveil.

Même le mot anglais nightmare conserve la trace de ces anciennes croyances. Il est lié à la mare, une figure des traditions européennes à laquelle on attribuait ces visites nocturnes oppressantes.

Ce qui frappe, ce n’est donc pas que toutes ces légendes racontent exactement la même histoire.

C’est qu’à travers des cultures qui ne se connaissaient pas, on retrouve une expérience étonnamment similaire : se réveiller sans pouvoir bouger…

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La période du Covid aura été pour Yannick Lebrun l’occasion de ralentir, de se réinventer, de se rapprocher des siens et de se ressourcer.
Danseur phare de la grande compagnie new-yorkaise Alvin Ailey, Yannick n’en oubliait pas ses origines.
C’est durant cette période qu’il a accepté, en toute simplicité, de nous raconter son histoire.

Once upon a time
Depuis son plus jeune âge, Yannick Lebrun a toujours aimé le sport, mais plus particulièrement danser.
Alors qu’il assiste à un concours de danse auquel participe sa cousine, il découvre l’univers de la danse et de la compétition. Le temps le prouvera : il venait de trouver son étoile, celle qui le guidera jusqu’à la compagnie Alvin Ailey.
Il s’inscrira dans la foulée à l’Adaclam, à Cayenne, où il rencontrera Jeanine Verin, qui lui transmettra sa passion pour la danse.
Encouragé par son entourage, soutenu par ses parents, il trouvera la force de vivre sa passion sans se laisser déstabiliser.

I had a dream
Il va sans dire que si on lui reconnaît quelques prédispositions et un talent certain pour la danse, cela ne va pas sans son esprit de compétition, toujours en quête d’excellence. Non pas être meilleur que les autres, mais donner le meilleur de soi-même, se surpasser sans jamais se reposer sur ses acquis.
Alors qu’il enchaîne avec succès les concours, que ce soit en Guyane ou en France, Yannick se lance en parallèle dans des études ES. Il envisage un bref instant la biologie ou les langues, mais rien de concret. Plus la vie active devient réelle, moins il s’y projette. Il le comprend : s’il veut être accompli, il doit devenir danseur professionnel.
Son parcours et son talent lui offriront l’opportunité d’aller étudier à l’école Alvin Ailey afin d’intégrer, s’il est repéré, la compagnie Alvin Ailey 2 (Cie Junior).
L’objectif n’est…

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Au printemps 1652, plusieurs centaines d’hommes et de femmes quittent la France pour une terre encore largement inconnue : la Guyane.

Ils ne partent pas simplement à l’aventure. La Compagnie de la Terre Ferme de l’Amérique ambitionne d’y établir une colonie, d’y développer le commerce et d’y implanter le christianisme.

Parmi les voyageurs se trouve Antoine Biet, prêtre et aumônier de l’expédition. Son récit, publié quelques années plus tard, permet de suivre presque au jour le jour cette aventure qui va rapidement tourner au drame.

Le 18 mai 1652, la troupe embarque à Paris.
Biet évoque l’enthousiasme du départ, les embrassements et les adieux. Il écrit que certains se séparent « pour ne se revoir jamais ».
À peine les bateaux ont-ils quitté Paris qu’un premier drame survient.
L’abbé de Marivault, désigné pour diriger la mission religieuse, tombe dans la Seine et se noie. Selon les récits, l’accident se produit alors que les embarcations passent près de la porte de la Conférence, à l’extrémité du jardin des Tuileries.

L’expédition poursuit pourtant sa route.

De Paris à Rouen, puis jusqu’au Havre, les étapes s’accumulent. Le départ vers l’Amérique est retardé et les provisions prévues pour la colonie commencent à être consommées avant même que les navires ne prennent la mer.
Lorsque la flotte quitte finalement Le Havre, le 2 juillet, Biet constate que les réserves sont insuffisantes.
Il manque de la farine, de la viande salée, des légumes, du vin, de l’eau-de-vie et du sel. Il n’y a ni huile, ni chandelles, ni même de filets pour pêcher.
Le religieux en vient à écrire qu’il lui semble que l’on s’est proposé de « faire périr sept ou huit cent personnes de gaieté de cœur ».

La traversée ne fait que commencer.

L’escale à Madère

Après avoir dépassé Ouessant et traversé l’Atlantique, les navires peinent à trouver Madère, dissimulée par le brouillard.
Ils atteignent finalement l’île le 24 juillet.
L’escale devait permettre de refaire les provisions. Elle se prolonge pourtant pendant onze jours. Les colons consomment une partie de leurs réserves et certains vendent même leurs effets personnels pour boire au cabaret.
Le gouverneur portugais accueille néanmoins Roiville avec générosité. Il lui offre des moutons, des volailles, des confitures d’écorces de citron, du vin et même « un fruit inconnu en Europe qui est fort commun dans l’Amérique, que l’on appelle des bananes ».
Après cette halte, il faut reprendre la mer.

Enfin, Cayenne

Le 30 septembre 1652, après plus de quatre mois de voyage, les navires atteignent Cayenne.
Pour les colons…
article proposé par La rédaction
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